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Artistes › Bernard Boutet de Monvel - Estimation gratuite tableau peinture

Bernard Boutet de Monvel - Estimation gratuite tableau peinture

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BIOGRAPHIE

 

Fils du peintre et illustrateur pour enfants Louis Boutet de Monvel (1850-1913), Bernard Boutet de Monvel grandit à Paris et se destina à devenir peintre dès l’âge de seize ans. Il devint d’abord l’élève de Luc - Olivier Merson (1822-1867), dont il suivit les cours à partir de pâques 1897.

À l’automne 1898, L Mc Clellan Potter(1873-1912), un peintre américain lui aussi élève de Merson, l’initie à l’eau forte. Bernard Boutet de Monvel, qui se lie à cette époque avec l’imprimeur et graveur Eugène Delattre  (1854-1938), se tourne alors vers l’eau-forte en couleurs au repérage, technique alors redécouverte et dont Bernard Boutet de Monvel devient très vite un maître incontesté. Les premières eaux-fortes qu’il réalise, toujours à la suite d’une huile sur toile, présentent, dans un format étiré évoquant l’œuvre de Abbot McNeil Whistler (1834-1903), des proches - son frère Roger chez Maxim's(L’Habitué, 1902) ou avec ses molosses (L’Homme aux chiens 1905), son ami Louis Potter (1900)  (L’Éclusière, 1901 ; Les Haleurs, 1899 ; Le Chaland, 1899 ; La Péniche 1899…). La revue américaine The Studio consacre un article à ses eaux-fortes sous le titre « Colored Eatching in France » dès 1901. Par la suite, ses eaux-fortes traiteront essentiellement des dandys du temps passé (Le Beau, 1906 ; Le Lion, 1907 ; La Merveilleuse, 1906 ; Les Hortensias, 1911…) et de la campagne des environs de Nemours à laquelle Bernard Boutet de Monvel est de plus en plus attaché (L’Heure du repos, 1908…). En 1912, l’ Institut d'art de Chicago  consacre une rétrospective à ses estampes en couleurs.

Parallèlement à cette activité d’aquafortiste, Bernard Boutet de Monvel pratique la peinture à l’huile, notamment comme portraitiste, et il commence à exposer au Salon de la Sté nationale des bx arts dès 1903. Très vite, il envoie également des œuvres au salon d'automne À partir de 1907, alors que son talent est reconnu aussi. Sa matière, dans un premier temps tortueuse et brutale, traitée en pleines pâtes vivement colorées et cernées d’ombres bleu marine (La Boucherie, 1904) devient brusquement pointilliste en 1904, après un voyage d’étude à Florence. La lumière se fait alors légère et vibrante, le motif se cerne d’un fin halo jaune pâle, la perspective disparaît et déjà, la droite, tracée à la règle, commence, çà et là, à faire son apparition (Rita del Erido, Salon de 1907 ; Le Sophora, vers 1907).

Le Portrait que Bernard Boutet de Monvel envoie au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1908— en fait un autoportrait le montrant dans la campagne de Nemours un jour d’orage et flanqué de deux lévriers — lui vaut la reconnaissance définitive de la critique et de ses pairs qui le nomment sociétaire de cette société.

Pourtant, Bernard Boutet de Monvel expose un an plus tard, en février 1909, un tableau manifeste intitulé Esquisse pour un portrait et pour la première fois entièrement travaillé à la règle et au compas. Cette vision géométrique d’un dandy place de la concorde, qui fut peinte à l’automne 1908, et que Bernard Boutet de Monvel présente à Paris dans le cadre d’une exposition que lui consacre la galerieDevambez, ne manque pas de déchaîner la critique. On moque alors cette « peinture rectiligne », qui annonce pourtant les fondements de ce que sera plus tard la peinture Art déco, et accessoirement de ce qui est dorénavant, et sera jusqu’en 1926, la nouvelle manière de Bernard Boutet de Monvel. Sa pâte devient alors à nouveau ferme et solide ; sa palette se réduit à quelques gris, à quelques terres et à beaucoup de noir ; sa figure est toujours traitée en aplat est saisie en contre-plongée afin d’en accentuer l’aspect monumental ; et surtout sa ligne désormais uniquement constituée de droites d’arcs de cercle s’épure à l’extrême afin que la figure soit rigoureusement réduite à l’essentiel (Comte Pierre de Quinsonas, 1913 ; André Dunoyer de Segonzac, 1914 ; Jean-Louis Boussingault, 1914…).

Parallèlement à sa carrière de peintre et de graveur – et de manière plus alimentaire – Bernard Boutet de Monvel livre très régulièrement des dessins d’illustration humoristiques, et surtout des dessins de mode.

Lorsque la  1 ere guerre  éclate, en août 1914, Bernard Boutet de Monvel est appelé comme réserviste, et blessé lors de la Bataille de la Marne. Après un court passage dans le train, il intègre le 4eGroupe de bombardement comme bombardier. C’est alors qu’en septembre 1916, il réussit l’exploit de rallier avec son pilote Salonique à Bucarest, un haut fait d’armes qui lui vaut la reconnaissance, tant de la France que de la Roumanie. Durant l’hiver, il entreprend la création de l'album Les Mois de la guerre 1914-1918, qui ne sera finalement pas publié. Après plusieurs accidents d’avion et la disparition de plusieurs de ses pilotes, Bernard Boutet de Monvel, dont le courage fut maintes fois salué, quitte la Macédoine en juin 1917, décoré de la légion d'honneur et de cinq citations. Il demande à être affecté auMaroc et s’installe à Fez, où est basé la 551e escadrille, en octobre 1917. À la demande du général Lyautey, qui était alors Résident général de France au Maroc, il reprend ses pinceaux qui n’avait plus touché depuis la déclaration de guerre. De sa terrasse, il peint la ville de Fez à toutes les heures du jour, dont les murs, à la matière solide qu’il maçonne au couteau et synthétise à l’extrême, deviennent une juxtaposition de rectangles que délimitent rigoureusement des segments de droites tracés à la règle. Mais de Fez, il peint également ses ruelles vides ou animées, ses mendiants, ses porteurs d’eaux, ses esclaves noires ou ses femmes en haïks, mais toujours comme un témoin respectueux qui jamais ne cherche à forcer l’intimité, à dévoiler le regard ou le corps. Il peint également Rabat, dont il capte en des toiles fortement imprégnées d’arrangement décoratifs, les femmes voilées de blanc et assises sur les terrasses des maisons. Au vaste aplat bleuté de la façade, qui occupe l’essentiel de la composition, répond alors leurs silhouettes compactes regroupées dans la moitié supérieure du tableau. Enfin, il peint Marrakech , dont il saisit essentiellement les processions d’ânes ou de chameaux devant les murailles, et les palmiers dont les feuillages s’inscrivent dans un cercle parfait tracé au compas. Démobilisé en mars 1919, Bernard Boutet de Monvel laisse en un an et demi une vision singulière et puissante du Maroc, loin des clichés orientalistes, des harems de pacotilles et des palettes criardes ; une vision s’attachant à dégager les lignes de force et les valeurs de cette architecture séculaire ; une vision n’ayant jusqu’alors pas d’égal et ayant, pour cette raison, profondément influencé son ami Jacques Ma, qui en reconnu le bien-fondé dix ans plus tard, en mars 1928, lorsqu’il confessa à La vigie marocaine : « Mais songez bien que mon erreur première a été de faire comme les autres : multiplier les couleurs. À la longue seulement je me suis parfaitement rendu compte que les divers ensembles de ce pays pouvaient être rendus par de simples valeurs. ».

Ses peintures et ses bas-reliefs marocains, que Bernard Boutet de Monvel considéra toujours comme la plus belle partie de son œuvre, furent exposés en 1925 à la galerie Henri Barbazanges, sous le haut patronage du maréchal Lyautey. Le texte d’introduction au catalogue, que rédigèrent à cette occasion Jérôme et Jean Tharaud, s’achevait par ces mots : (« Du Maroc ») « Boutet de Monvel a fixé l’apparence d’un jour et de toujours juste au moment où cette profonde unité risque de disparaître ; à l’instant dramatique où la vieille cité d’islam commence à sentir peser sur elle la menace de notre civilisation. »

Lorsque Bernard Boutet de Monvel rentre à Paris, il reprend en premier lieu sa carrière de peintre, particulièrement de portraitiste des sportsmen et des dandys, qui avait fait sa célébrité avant-guerre. Il peint ainsi le Portrait du Prince Sixte de Bourbon-Parme (Salon de 1921) et le Portrait de Georges-Marie Haardt(1924). Il reprend également sa collaboration avec la Gazette du Bon Ton et avec plusieurs magazines de mode, dont Vogue.

 

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À l’automne 1898, L Mc Clellan Potter(1873-1912), un peintre américain lui aussi élève de Merson, l’initie à l’eau forte. Bernard Boutet de Monvel, qui se lie à cette époque avec l’imprimeur et graveur Eugène Delattre  (1854-1938), se tourne alors vers l’eau-forte en couleurs au repérage, technique alors redécouverte et dont Bernard Boutet de Monvel devient très vite un maître incontesté. Les premières eaux-fortes qu’il réalise, toujours à la suite d’une huile sur toile, présentent, dans un format étiré évoquant l’œuvre de Abbot McNeil Whistler (1834-1903), des proches - son frère Roger chez Maxim's(L’Habitué, 1902) ou avec ses molosses (L’Homme aux chiens 1905), son ami Louis Potter (1900)  (L’Éclusière, 1901 ; Les Haleurs, 1899 ; Le Chaland, 1899 ; La Péniche 1899…). La revue américaine The Studio consacre un article à ses eaux-fortes sous le titre « Colored Eatching in France » dès 1901. Par la suite, ses eaux-fortes traiteront essentiellement des dandys du temps passé (Le Beau, 1906 ; Le Lion, 1907 ; La Merveilleuse, 1906 ; Les Hortensias, 1911…) et de la campagne des environs de Nemours à laquelle Bernard Boutet de Monvel est de plus en plus attaché (L’Heure du repos, 1908…). En 1912, l’ Institut d'art de Chicago  consacre une rétrospective à ses estampes en couleurs.

Parallèlement à cette activité d’aquafortiste, Bernard Boutet de Monvel pratique la peinture à l’huile, notamment comme portraitiste, et il commence à exposer au Salon de la Sté nationale des bx arts dès 1903. Très vite, il envoie également des œuvres au salon d'automne À partir de 1907, alors que son talent est reconnu aussi. Sa matière, dans un premier temps tortueuse et brutale, traitée en pleines pâtes vivement colorées et cernées d’ombres bleu marine (La Boucherie, 1904) devient brusquement pointilliste en 1904, après un voyage d’étude à Florence. La lumière se fait alors légère et vibrante, le motif se cerne d’un fin halo jaune pâle, la perspective disparaît et déjà, la droite, tracée à la règle, commence, çà et là, à faire son apparition (Rita del Erido, Salon de 1907 ; Le Sophora, vers 1907).

Le Portrait que Bernard Boutet de Monvel envoie au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1908— en fait un autoportrait le montrant dans la campagne de Nemours un jour d’orage et flanqué de deux lévriers — lui vaut la reconnaissance définitive de la critique et de ses pairs qui le nomment sociétaire de cette société.

Pourtant, Bernard Boutet de Monvel expose un an plus tard, en février 1909, un tableau manifeste intitulé Esquisse pour un portrait et pour la première fois entièrement travaillé à la règle et au compas. Cette vision géométrique d’un dandy place de la concorde, qui fut peinte à l’automne 1908, et que Bernard Boutet de Monvel présente à Paris dans le cadre d’une exposition que lui consacre la galerieDevambez, ne manque pas de déchaîner la critique. On moque alors cette « peinture rectiligne », qui annonce pourtant les fondements de ce que sera plus tard la peinture Art déco, et accessoirement de ce qui est dorénavant, et sera jusqu’en 1926, la nouvelle manière de Bernard Boutet de Monvel. Sa pâte devient alors à nouveau ferme et solide ; sa palette se réduit à quelques gris, à quelques terres et à beaucoup de noir ; sa figure est toujours traitée en aplat est saisie en contre-plongée afin d’en accentuer l’aspect monumental ; et surtout sa ligne désormais uniquement constituée de droites d’arcs de cercle s’épure à l’extrême afin que la figure soit rigoureusement réduite à l’essentiel (Comte Pierre de Quinsonas, 1913 ; André Dunoyer de Segonzac, 1914 ; Jean-Louis Boussingault, 1914…).

Parallèlement à sa carrière de peintre et de graveur – et de manière plus alimentaire – Bernard Boutet de Monvel livre très régulièrement des dessins d’illustration humoristiques, et surtout des dessins de mode.

Lorsque la  1 ere guerre  éclate, en août 1914, Bernard Boutet de Monvel est appelé comme réserviste, et blessé lors de la Bataille de la Marne. Après un court passage dans le train, il intègre le 4eGroupe de bombardement comme bombardier. C’est alors qu’en septembre 1916, il réussit l’exploit de rallier avec son pilote Salonique à Bucarest, un haut fait d’armes qui lui vaut la reconnaissance, tant de la France que de la Roumanie. Durant l’hiver, il entreprend la création de l'album Les Mois de la guerre 1914-1918, qui ne sera finalement pas publié. Après plusieurs accidents d’avion et la disparition de plusieurs de ses pilotes, Bernard Boutet de Monvel, dont le courage fut maintes fois salué, quitte la Macédoine en juin 1917, décoré de la légion d'honneur et de cinq citations. Il demande à être affecté auMaroc et s’installe à Fez, où est basé la 551e escadrille, en octobre 1917. À la demande du général Lyautey, qui était alors Résident général de France au Maroc, il reprend ses pinceaux qui n’avait plus touché depuis la déclaration de guerre. De sa terrasse, il peint la ville de Fez à toutes les heures du jour, dont les murs, à la matière solide qu’il maçonne au couteau et synthétise à l’extrême, deviennent une juxtaposition de rectangles que délimitent rigoureusement des segments de droites tracés à la règle. Mais de Fez, il peint également ses ruelles vides ou animées, ses mendiants, ses porteurs d’eaux, ses esclaves noires ou ses femmes en haïks, mais toujours comme un témoin respectueux qui jamais ne cherche à forcer l’intimité, à dévoiler le regard ou le corps. Il peint également Rabat, dont il capte en des toiles fortement imprégnées d’arrangement décoratifs, les femmes voilées de blanc et assises sur les terrasses des maisons. Au vaste aplat bleuté de la façade, qui occupe l’essentiel de la composition, répond alors leurs silhouettes compactes regroupées dans la moitié supérieure du tableau. Enfin, il peint Marrakech , dont il saisit essentiellement les processions d’ânes ou de chameaux devant les murailles, et les palmiers dont les feuillages s’inscrivent dans un cercle parfait tracé au compas. Démobilisé en mars 1919, Bernard Boutet de Monvel laisse en un an et demi une vision singulière et puissante du Maroc, loin des clichés orientalistes, des harems de pacotilles et des palettes criardes ; une vision s’attachant à dégager les lignes de force et les valeurs de cette architecture séculaire ; une vision n’ayant jusqu’alors pas d’égal et ayant, pour cette raison, profondément influencé son ami Jacques Ma, qui en reconnu le bien-fondé dix ans plus tard, en mars 1928, lorsqu’il confessa à La vigie marocaine : « Mais songez bien que mon erreur première a été de faire comme les autres : multiplier les couleurs. À la longue seulement je me suis parfaitement rendu compte que les divers ensembles de ce pays pouvaient être rendus par de simples valeurs. ».

Ses peintures et ses bas-reliefs marocains, que Bernard Boutet de Monvel considéra toujours comme la plus belle partie de son œuvre, furent exposés en 1925 à la galerie Henri Barbazanges, sous le haut patronage du maréchal Lyautey. Le texte d’introduction au catalogue, que rédigèrent à cette occasion Jérôme et Jean Tharaud, s’achevait par ces mots : (« Du Maroc ») « Boutet de Monvel a fixé l’apparence d’un jour et de toujours juste au moment où cette profonde unité risque de disparaître ; à l’instant dramatique où la vieille cité d’islam commence à sentir peser sur elle la menace de notre civilisation. »

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Vous y trouverez des notices consacrées aux peintres anciens, modernes et contemporains, aux sculpteurs animaliers ou classiques, aux designers du XXe siècle, aux maîtres verriers, céramistes et créateurs d’objets d’art. Chaque fiche permet de mieux comprendre le parcours de l’artiste, les techniques utilisées, les périodes les plus recherchées et les tendances actuelles du marché.

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