Né en 1898 à Taizé en France. De 1925 à 1943, Charles Lapicque pratique la peinture en parallèle à son métier d’ingénieur en électricité.
À partir de 1909 il habite Paris où il suit ses études secondaires, pratique le dessin au lycée puis dans les académies libres, aborde la pratique du violon.
Mobilisé de 1917 à 1919 dans l'artillerie de campagne, il y acquiert une connaissance des chevaux qui se retrouvera plus tard dans ses peintures, participe aux combats de 1918 et recevra la Croix de Guerre.
En 1919 Charles Lapicque entre à école des arts et manufactures à Paris, s'intéressant particulièrement aux projections et perspectives utilisées dans le dessin industriel. Il peint en 1920 ses premiers paysages près de Caen. Ingénieur dans la distribution d'énergie électrique, il dirige en 1921 un secteur près de Lisieux où il assure la construction et l'exploitation de lignes à haute tension.
Appelé au Bureau d'études techniques il s'installe à Paris en 1924, peignant le dimanche paysages et marines. Ses recherches plastiques, dans le climat du cubisme, développent les études qu'il a poursuivies sur les modes de projection dans l'espace. En 1925 son Hommage à Palistrina se dégage de toute visée figurative et suscite les encouragements de Jeanne Bucher qui lui propose de devenir « peintre de la galerie ».
Après la Seconde Guerre mondiale, il se consacre exclusivement à la peinture et travaille comme peintre de la Marine de 1948 à 1966, ce qui lui permet de voyager dans le monde entier. Charles Lapicque est mort en 1988 à Orsay en France.
Charles Lapicque peint d’abord des toiles (marines et figures historiques) dont les géométries courbes sont structurées par les couleurs, sa figuration est souvent à la limite de l’abstraction. Il publie en 1938 une thèse sur l’Optique de l’œil et la vision des contours.
Il refuse l’utilisation traditionnelle des couleurs et affirme qu’il y a «un avantage certain a figurer par du bleu les corps solides, pesants et rapprochés, et à préserver le rouge, l’orangé et le jaune pour les objets légers lumineux ou lointains, tels que le ciel ». Il veut donner une impression de mobilité et de transparence. En 1950 ouvrant la porte aux nouvelles figurations, il «adopte une figuration beaucoup plus proche de l’apparence. » « par amour de certains êtres et de certains aspects du monde qui donnaient le désir de les transposer peinture».
Il reprend des thèmes récurrents: monuments, jardins et paysages, portraits et Figures armées, marines, Courses, Instruments de musique. |