| Artistes Ernst Bieler - Expertise et Estimation gratuite de votre tableau |
|
| |
| |
Ernst Bieler - Expertise et Estimation gratuite de votre tableau
|
| |
• Vous possédez un tableau de Ernst Bieler et cherchez à connaître la valeur des oeuvres de cet artiste ?
• Vous souhaitez vendre ou faitre estimer une peinture de Ernst Bieler ?
• Artexpertise.fr et son équipe de spécialistes vous proposent une estimation gratuite de vos tableaux, dessins de Ernst Bieler en toute confidentialité.
• Après évaluation, nous vous proposerons une solution adaptée pour vendre vos tableaux et vos objets d’arts dans les meilleures conditions.
Demande d'expertise gratuite
BIOGRAPHIE
Ernest Biéler est né à Rolle en 1863 au sein d’une famille nombreuse et bourgeoise. Il passe son enfance à Lausanne et en 1880 décide de partir se former à Paris où il fréquente l’Académie Julian. Tout en effectuant des séjours en Suisse et notamment en Valais où le peintre Raphael Ritz avait attiré l’attention du jeune artiste sur la commune de Savièse, Biéler essaie de faire carrière à Paris. Il expose au Salon mais l’accueil réservé par le public français n’est pas à la hauteur de ses espérances et en 1892 à court de moyens financiers il retourne en Suisse. Même s’il séjournera encore dans la capitale française, parfois de longues périodes, c’est en Suisse qu’il obtiendra des commandes comme celle en 1893 du décor du plafond du Victoria Hall de Genève. Son style est alors encore fortement marqué par l’art nouveau hérité de sa formation parisienne. Toujours sous l’influence des grands courants internationaux, il exécute ensuite d’imposantes compositions symbolistes comme Les Feuilles mortes (1899). Il s’agit d’un tableau au format allongé et monumental, à la composition à la fois dynamique et symétrique évoquant l’automne avec une mélancolie poétique. En référence à la saison, le coloris chaud s’accompagne de nuances déclinées du jaune au brun. Les feuilles sont assimilées à des personnages féminins où se mêlent réalité et allégorie. Exposées au Salon de Paris en 1899, Les Feuilles mortes font sensation et les critiques se révèlent élogieuses.
Il les présentera de nouveau à l’exposition universelle en 1900 en compagnie des Sources (1900), autre œuvre symboliste. A partir de cette date l’artiste séjourne de plus en plus fréquemment à Savièse où il se fait construire un atelier. Son installation en Valais correspond à un moment particulier de l’histoire de l’art. Dans toute l’Europe, l’industrialisation du XIXe siècle s’accompagne de profonds changements. A cette époque, les artistes prennent conscience des conséquences négatives du passage de la société agraire à la société industrielle et développent une réflexion privilégiant valeurs oubliées et harmonie entre l’homme et la nature. Ils projettent leurs idéaux vers des contrées rurales encore intactes où ils se réfugient. En Suisse, les artistes se retirent dans les Alpes : Giovanni Segantini et Giovanni Giacometti dans l’Engadine, Ernest Biéler, Edmond Bille, Edouard Vallet ou encore Charles-Clos Olsommer en Valais. Au contact des habitants de Savièse et de sa région, les sources d’inspiration et le style de Biéler évoluent. Les œuvres deviennent moins intellectuelles, directement inspirées de la vie quotidienne des villageois. Son style se modifie en conséquence, il se fait moins délicat, plus réaliste ce qui poussera la critique à comparer son tableau Les Vieux à l’enterrement (1901) à celui de l’ Enterrement à Ornans de Gustave Courbet. Pourtant l’artiste semble conscient que sa voie est ailleurs et vers 1905/1906, il se dirige vers un style plus raffiné, extrêmement graphique qui contribuera à son succès. Il exécute alors à l’aquarelle une série de portraits au dessin « d’une vigueur telle, d’une si robuste netteté qu’on les prendrait pour des gravures sur bois en couleur » . Ce nouveau genre trouve des amateurs, les musées et les particuliers se portent acquéreurs. Encouragé par son succès, l’artiste participe à de nombreuses expositions et ressent le besoin de donner à ses œuvres une dimension plus monumentale. Il exécute alors des tableaux de plus grand format, comme Deux jeunes Saviésannes tissant (1923).
Biéler est chargé de la réalisation des costumes et du décor de la Fête des Vignerons de 1927 à Vevey. Dans son atelier de Montellier-sur-Rivaz qui surplombe le Léman sont organisées des expositions de ses œuvres. Il trouve dans les paysages du Lavaux une nouvelle source d’inspiration et exécute alors des vues du lac, souvent plongeantes, aux tonalités brunes qui accordent aux effets de lumières une importance particulière. Biéler, protestant et relativement indifférent aux questions religieuses, se voit confier en 1933 l’exécution des vitraux, du chemin de croix et de la décoration de l’église de Saint-Germain. Cette commande lui donne l’occasion de réaliser une œuvre d’art totale qui comprend pas moins de quarante-et-un vitraux et un chemin de croix en mosaïque de quatorze stations. Au cours de ces années, outre des paysages du Lavaux et de Venise l’artiste continue de réaliser des sujets valaisans mais le peintre ne parvient plus à se renouveler. Biéler décède en 1948, peu avant son 85e anniversaire, laissant derrière lui une œuvre extrêmement riche et variée.
Son père est vétérinaire et sa mère, fille d’un diplomate polonais, enseigne la peinture florale. Après ses études à Lausanne, il suit, dès 1880, les cours de l’Académie Julian. Il obtient une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Il appartient, avec Raphael Ritz, Edourad Vallet, Albert Chavaz et d’autres, à l’école de savièse. Biéler sera d’ailleurs fait bourgeois d’honneur de cette localité valaisanne.
S’il a également créé des vitraux, des fresques, Ernest Biéler conçut les costumes, les chars et les décors de la Fête des vignerons de 1927.
Oeuvres principales :
- L’Homme de Savièse - Trois valaisannes - Trois jeunes filles de Savièse - Têtes valaisannes - Les Mayens de Sion, (1892) - Portrait de vieux valaisan, (1920) - La Dame du village (Évolène) avec ses deux enfants, (1924) - Château des Stockalper, (1931) - Vue du Rhône, Varone, (1942) - Les feuilles mortes - Les sources - Devant l’église de Saint-Germain à Savièse (1886)
Bibliographie :
- Madeleine Biéler, Ernest Biéler, sa vie, son œuvre, Lausanne, C. Bonnard, 1953 - James Bolivar Manson, Ernest Biéler : peintre suisse, Lausanne, Éditions La Concorde, 1936 - Maurice Jean-Petit-Matile, Ernest Biéler, Lutry, Éditions Marendaz, 1976 |
|
|
• Vous possédez un tableau de Ernst Bieler et cherchez à connaître la valeur des oeuvres de cet artiste ?
• Vous souhaitez vendre ou faitre estimer une peinture de Ernst Bieler ?
• Artexpertise.fr et son équipe de spécialistes vous proposent une estimation gratuite de vos tableaux, dessins de Ernst Bieler en toute confidentialité.
• Après évaluation, nous vous proposerons une solution adaptée pour vendre vos tableaux et vos objets d’arts dans les meilleures conditions.
Demande d'expertise gratuite
BIOGRAPHIE
Ernest Biéler est né à Rolle en 1863 au sein d’une famille nombreuse et bourgeoise. Il passe son enfance à Lausanne et en 1880 décide de partir se former à Paris où il fréquente l’Académie Julian. Tout en effectuant des séjours en Suisse et notamment en Valais où le peintre Raphael Ritz avait attiré l’attention du jeune artiste sur la commune de Savièse, Biéler essaie de faire carrière à Paris. Il expose au Salon mais l’accueil réservé par le public français n’est pas à la hauteur de ses espérances et en 1892 à court de moyens financiers il retourne en Suisse. Même s’il séjournera encore dans la capitale française, parfois de longues périodes, c’est en Suisse qu’il obtiendra des commandes comme celle en 1893 du décor du plafond du Victoria Hall de Genève. Son style est alors encore fortement marqué par l’art nouveau hérité de sa formation parisienne. Toujours sous l’influence des grands courants internationaux, il exécute ensuite d’imposantes compositions symbolistes comme Les Feuilles mortes (1899). Il s’agit d’un tableau au format allongé et monumental, à la composition à la fois dynamique et symétrique évoquant l’automne avec une mélancolie poétique. En référence à la saison, le coloris chaud s’accompagne de nuances déclinées du jaune au brun. Les feuilles sont assimilées à des personnages féminins où se mêlent réalité et allégorie. Exposées au Salon de Paris en 1899, Les Feuilles mortes font sensation et les critiques se révèlent élogieuses.
Il les présentera de nouveau à l’exposition universelle en 1900 en compagnie des Sources (1900), autre œuvre symboliste. A partir de cette date l’artiste séjourne de plus en plus fréquemment à Savièse où il se fait construire un atelier. Son installation en Valais correspond à un moment particulier de l’histoire de l’art. Dans toute l’Europe, l’industrialisation du XIXe siècle s’accompagne de profonds changements. A cette époque, les artistes prennent conscience des conséquences négatives du passage de la société agraire à la société industrielle et développent une réflexion privilégiant valeurs oubliées et harmonie entre l’homme et la nature. Ils projettent leurs idéaux vers des contrées rurales encore intactes où ils se réfugient. En Suisse, les artistes se retirent dans les Alpes : Giovanni Segantini et Giovanni Giacometti dans l’Engadine, Ernest Biéler, Edmond Bille, Edouard Vallet ou encore Charles-Clos Olsommer en Valais. Au contact des habitants de Savièse et de sa région, les sources d’inspiration et le style de Biéler évoluent. Les œuvres deviennent moins intellectuelles, directement inspirées de la vie quotidienne des villageois. Son style se modifie en conséquence, il se fait moins délicat, plus réaliste ce qui poussera la critique à comparer son tableau Les Vieux à l’enterrement (1901) à celui de l’ Enterrement à Ornans de Gustave Courbet. Pourtant l’artiste semble conscient que sa voie est ailleurs et vers 1905/1906, il se dirige vers un style plus raffiné, extrêmement graphique qui contribuera à son succès. Il exécute alors à l’aquarelle une série de portraits au dessin « d’une vigueur telle, d’une si robuste netteté qu’on les prendrait pour des gravures sur bois en couleur » . Ce nouveau genre trouve des amateurs, les musées et les particuliers se portent acquéreurs. Encouragé par son succès, l’artiste participe à de nombreuses expositions et ressent le besoin de donner à ses œuvres une dimension plus monumentale. Il exécute alors des tableaux de plus grand format, comme Deux jeunes Saviésannes tissant (1923).
Biéler est chargé de la réalisation des costumes et du décor de la Fête des Vignerons de 1927 à Vevey. Dans son atelier de Montellier-sur-Rivaz qui surplombe le Léman sont organisées des expositions de ses œuvres. Il trouve dans les paysages du Lavaux une nouvelle source d’inspiration et exécute alors des vues du lac, souvent plongeantes, aux tonalités brunes qui accordent aux effets de lumières une importance particulière. Biéler, protestant et relativement indifférent aux questions religieuses, se voit confier en 1933 l’exécution des vitraux, du chemin de croix et de la décoration de l’église de Saint-Germain. Cette commande lui donne l’occasion de réaliser une œuvre d’art totale qui comprend pas moins de quarante-et-un vitraux et un chemin de croix en mosaïque de quatorze stations. Au cours de ces années, outre des paysages du Lavaux et de Venise l’artiste continue de réaliser des sujets valaisans mais le peintre ne parvient plus à se renouveler. Biéler décède en 1948, peu avant son 85e anniversaire, laissant derrière lui une œuvre extrêmement riche et variée.
Son père est vétérinaire et sa mère, fille d’un diplomate polonais, enseigne la peinture florale. Après ses études à Lausanne, il suit, dès 1880, les cours de l’Académie Julian. Il obtient une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Il appartient, avec Raphael Ritz, Edourad Vallet, Albert Chavaz et d’autres, à l’école de savièse. Biéler sera d’ailleurs fait bourgeois d’honneur de cette localité valaisanne.
S’il a également créé des vitraux, des fresques, Ernest Biéler conçut les costumes, les chars et les décors de la Fête des vignerons de 1927.
Oeuvres principales :
- L’Homme de Savièse - Trois valaisannes - Trois jeunes filles de Savièse - Têtes valaisannes - Les Mayens de Sion, (1892) - Portrait de vieux valaisan, (1920) - La Dame du village (Évolène) avec ses deux enfants, (1924) - Château des Stockalper, (1931) - Vue du Rhône, Varone, (1942) - Les feuilles mortes - Les sources - Devant l’église de Saint-Germain à Savièse (1886)
Bibliographie :
- Madeleine Biéler, Ernest Biéler, sa vie, son œuvre, Lausanne, C. Bonnard, 1953 - James Bolivar Manson, Ernest Biéler : peintre suisse, Lausanne, Éditions La Concorde, 1936 - Maurice Jean-Petit-Matile, Ernest Biéler, Lutry, Éditions Marendaz, 1976 |
|
|