| Artistes Jacques-Emile Ruhlmann Estimation et cote Expertise gratuite |
|
| |
| |
Jacques-Emile Ruhlmann Estimation et cote Expertise gratuite
|
| |
• Vous possédez un meuble de Jacques-Emile Ruhlmann et cherchez à connaître la valeur des oeuvres de cet artiste ?
• Vous souhaitez vendre ou faitre estimer du mobilier de Jacques-Emile Ruhlmann ?
• Artexpertise.fr et son équipe de spécialistes vous proposent une estimation gratuite de votre mobiler de Jacques-Emile Ruhlmann en toute confidentialité.
• Après évaluation, nous vous proposerons une solution adaptée pour vendre vos tableaux et vos objets d’arts dans les meilleures conditions.
Demande d'estimation gratuite
BIOGRAPHIE
Jacques-Émile Ruhlmann est issu d’une famille protestante d’Alsace établie à Paris en 1870 et ayant opté pour la nationalité française en 1871. Autodidacte, il travaille très jeune dans l’entreprise familiale, la Société Ruhlmann, spécialisée dans la peinture, le papier peint et la miroiterie, située 6 rue du Marché-Saint-Honoré.
Durant son service militaire (classe 1899), il devient l'ami de l'architecte et décorateur Pierre Patout. Une amitié durable concrétisée par la réalisation du projet de la maison de campagne de Jacques-Émile Ruhlmann à Lyons-la-Forêt dès les années 1910-1912, jusqu'au décès du décorateur et l'exécution du monument funéraire par l'architecte. Ils collaboreront sur de nombreux projets, notamment en 1925 lors de l'Exposition des arts décoratifs.
Après un an de présence sous les drapeaux, il bénéficie de l'article 23 de la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l'armée. Dégagé de ses obligations militaires, il retourne à l'entreprise familiale. En 1907, à la mort de son père, il reprend la direction de l’activité familiale qui financera les investissements dans son projet artistique. À ce moment, il commence à dessiner ses premiers meubles pour lui et ses proches.
Se formant par lui-même et avec l’aide d’amis aux techniques d’architecture intérieur, il participe à partir de 1910 au Salon d'automne, et dès celui de 1913 se profile l’extraordinaire carrière qui sera la sienne. Une de ses premières réalisations majeures est le Meuble au char qui le fera reconnaître par la critique.
Il développe l'entreprise et, en 1912, abandonne les locaux rue du Marché Saint Honoré pour s'installer dans un immeuble à double façade au 10 rue Maleville. Il y poursuit l'activité peinture, papier peint et miroiterie tandis qu’il crée une agence spécialisée dans la décoration au 27 rue de Lisbonne. En 1919, il s’associe à Pierre Laurent et fonde les Établissements Ruhlmann et Laurent.
Jacques-Émile Ruhlmann n’a jamais été formé au métier d’ébéniste. Il ne l’a jamais pratiqué, mais il a imaginé chacun de ses meubles, esquissés dans son cahier de croquis. Il supervise personnellement le plan d'exécution et la fabrication confiés à ses collaborateurs.
De 1913 à 1923 les meubles qu'il dessine sont exécutés par des artisans du faubourg Saint-Antoine. La maison Haentges frères et Fenot seront ses deux principaux fournisseurs. En 1919, il achète un bâtiment à vocation industrielle auu 14 rue d'Ouessant près du Champ-de-Mars. Dans un premier temps il y installe des ateliers de peinture, de tapisserie, de papier peint et de miroiterie. En 1923, reconnu en tant que créateur de meubles et devant faire face à l'augmentation de cette activité, il ouvre un atelier d'ébénisterie dans ces mêmes locaux.
Jacques-Émile Ruhlmann imagine une organisation « stratégique » pour son siège 27 rue de Lisbonne et pour son atelier de production rue d’Ouessant. Ses deux axes sont la qualité de la relation avec la clientèle et la rationalisation de l’activité. En 1926, Pierre Patout dirige les travaux de surélévation de l’immeuble du siège. Un étage y est consacré à l'accueil du client, un aménagé en galerie pour présenter les meubles et objets mobiliers fabriqués. Un catalogue contenant les photographies des meubles déjà réalisés, et des référenciers (croquis côtés) permettent d'élargir le choix proposé. Deux étages sont réservés à l'administration et à la comptabilité des établissements. Au troisième étage, le centre névralgique où tout converge, se trouvent le bureau de Ruhlmann, celui de son neveu Alfred Porteneuve, son collaborateur privilégié, et le bureau d’études dirigé par Francis Huet. Rue d'Ouessant, Pierre Patout surélève le bâtiment et le dote de deux monte-charges. L’atelier d’ébénisterie initial, dit « A », reste traditionnel, tandis qu’un atelier « B », bénéficiant d'un agencement et d'un outillage ultra moderne, y est créé dans la partie nouvelle.
Les meubles produits (exceptés les sièges rarement signés) portent à côté de l'estampille au fer « Ruhlmann » la lettre « A » ou « B » précisant l'origine de l’atelier. Ils sont numérotés et enregistrés sur un catalogue, un certificat signé est remis à chaque acheteur. De talentueux ébénistes comme Adolphe Chanaux et Jules Deroubaix y travaillent. D'autres fabrications sont sous-traitées, comme les bronze décoratifs ou les laques, souvent confiées à Jean Dunand.
Les collaborateurs du bureau d’études de Ruhlmann sont le plus souvent choisis parmi les meilleurs élèves de l'école Boulle dont le directeur, André Fréchet, est un ami4. Henry Jacques Le Même, Jacques Vibert, Paul Beucher, Paul Fréchet, Maurice Pré, René Sourzac, Denise Nolin, Jean Maurice Rothschild, Lucien Rollin, Maxime Old, Jean Denis Malclès, entre autres, débuteront chez Ruhlmann.
Une grande diversité de meubles sont mis au point par ces dessinateurs, portant souvent le nom de leur commanditaire. Table Lorcia, chiffonnier Cabanel… Ruhlmann, reprend sans cesse les dessins pour les rendre conformes à ses visions. La crise économique qui marque le début des années 1930, et l'influence de l'UAM (Union des artistes modernes) se ressentent sur son style, qui évolue à la fin de sa vie vers davantage de dépouillement, permettant ainsi des fabrications moins dispendieuses.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1925, puis est élevé au grade d'officier du même ordre en 19336.
Le succès de Ruhlmann est incontestablement du à son talent et son travail acharné. On peut s’étonner qu’un autodidacte soit arrivé aussi rapidement à un tel niveau de perfection. L’explication est l’égo de Jacques-Émile Ruhlmann qui l’a motivé à surpasser ce qui se faisait de mieux. Son exigence s’appliquait à lui-même comme à ses collaborateurs. Selon lui : « Quand un problème est bien posé et qu’un homme de génie s’y atèle, il est bien rare de ne produire un chef-d’œuvre. ».
Jacques-Émile Ruhlmann meurt le 15 novembre 1933 à Paris. Il avait dessiné son monument funéraire dont il avait confié l'exécution à ses deux amis, l'architecte Pierre Patout et le sculpteur Alfred Janniot. Selon sa volonté, sa firme ne lui survit pas. Le neveu de sa femme, Alfred Porteneuve, termine les chantiers en cours et achève l'exécution des meubles selon les dessins du maître. Ses collaborateurs créent en nom propre des agences de décoration qui deviendront célèbres et seront suivis par certains clients de Ruhlmann. Pour le 100ème anniversaire de ce dernier, ils créeront une association à la mémoire de son œuvre. |
|
|
• Vous possédez un meuble de Jacques-Emile Ruhlmann et cherchez à connaître la valeur des oeuvres de cet artiste ?
• Vous souhaitez vendre ou faitre estimer du mobilier de Jacques-Emile Ruhlmann ?
• Artexpertise.fr et son équipe de spécialistes vous proposent une estimation gratuite de votre mobiler de Jacques-Emile Ruhlmann en toute confidentialité.
• Après évaluation, nous vous proposerons une solution adaptée pour vendre vos tableaux et vos objets d’arts dans les meilleures conditions.
Demande d'estimation gratuite
BIOGRAPHIE
Jacques-Émile Ruhlmann est issu d’une famille protestante d’Alsace établie à Paris en 1870 et ayant opté pour la nationalité française en 1871. Autodidacte, il travaille très jeune dans l’entreprise familiale, la Société Ruhlmann, spécialisée dans la peinture, le papier peint et la miroiterie, située 6 rue du Marché-Saint-Honoré.
Durant son service militaire (classe 1899), il devient l'ami de l'architecte et décorateur Pierre Patout. Une amitié durable concrétisée par la réalisation du projet de la maison de campagne de Jacques-Émile Ruhlmann à Lyons-la-Forêt dès les années 1910-1912, jusqu'au décès du décorateur et l'exécution du monument funéraire par l'architecte. Ils collaboreront sur de nombreux projets, notamment en 1925 lors de l'Exposition des arts décoratifs.
Après un an de présence sous les drapeaux, il bénéficie de l'article 23 de la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l'armée. Dégagé de ses obligations militaires, il retourne à l'entreprise familiale. En 1907, à la mort de son père, il reprend la direction de l’activité familiale qui financera les investissements dans son projet artistique. À ce moment, il commence à dessiner ses premiers meubles pour lui et ses proches.
Se formant par lui-même et avec l’aide d’amis aux techniques d’architecture intérieur, il participe à partir de 1910 au Salon d'automne, et dès celui de 1913 se profile l’extraordinaire carrière qui sera la sienne. Une de ses premières réalisations majeures est le Meuble au char qui le fera reconnaître par la critique.
Il développe l'entreprise et, en 1912, abandonne les locaux rue du Marché Saint Honoré pour s'installer dans un immeuble à double façade au 10 rue Maleville. Il y poursuit l'activité peinture, papier peint et miroiterie tandis qu’il crée une agence spécialisée dans la décoration au 27 rue de Lisbonne. En 1919, il s’associe à Pierre Laurent et fonde les Établissements Ruhlmann et Laurent.
Jacques-Émile Ruhlmann n’a jamais été formé au métier d’ébéniste. Il ne l’a jamais pratiqué, mais il a imaginé chacun de ses meubles, esquissés dans son cahier de croquis. Il supervise personnellement le plan d'exécution et la fabrication confiés à ses collaborateurs.
De 1913 à 1923 les meubles qu'il dessine sont exécutés par des artisans du faubourg Saint-Antoine. La maison Haentges frères et Fenot seront ses deux principaux fournisseurs. En 1919, il achète un bâtiment à vocation industrielle auu 14 rue d'Ouessant près du Champ-de-Mars. Dans un premier temps il y installe des ateliers de peinture, de tapisserie, de papier peint et de miroiterie. En 1923, reconnu en tant que créateur de meubles et devant faire face à l'augmentation de cette activité, il ouvre un atelier d'ébénisterie dans ces mêmes locaux.
Jacques-Émile Ruhlmann imagine une organisation « stratégique » pour son siège 27 rue de Lisbonne et pour son atelier de production rue d’Ouessant. Ses deux axes sont la qualité de la relation avec la clientèle et la rationalisation de l’activité. En 1926, Pierre Patout dirige les travaux de surélévation de l’immeuble du siège. Un étage y est consacré à l'accueil du client, un aménagé en galerie pour présenter les meubles et objets mobiliers fabriqués. Un catalogue contenant les photographies des meubles déjà réalisés, et des référenciers (croquis côtés) permettent d'élargir le choix proposé. Deux étages sont réservés à l'administration et à la comptabilité des établissements. Au troisième étage, le centre névralgique où tout converge, se trouvent le bureau de Ruhlmann, celui de son neveu Alfred Porteneuve, son collaborateur privilégié, et le bureau d’études dirigé par Francis Huet. Rue d'Ouessant, Pierre Patout surélève le bâtiment et le dote de deux monte-charges. L’atelier d’ébénisterie initial, dit « A », reste traditionnel, tandis qu’un atelier « B », bénéficiant d'un agencement et d'un outillage ultra moderne, y est créé dans la partie nouvelle.
Les meubles produits (exceptés les sièges rarement signés) portent à côté de l'estampille au fer « Ruhlmann » la lettre « A » ou « B » précisant l'origine de l’atelier. Ils sont numérotés et enregistrés sur un catalogue, un certificat signé est remis à chaque acheteur. De talentueux ébénistes comme Adolphe Chanaux et Jules Deroubaix y travaillent. D'autres fabrications sont sous-traitées, comme les bronze décoratifs ou les laques, souvent confiées à Jean Dunand.
Les collaborateurs du bureau d’études de Ruhlmann sont le plus souvent choisis parmi les meilleurs élèves de l'école Boulle dont le directeur, André Fréchet, est un ami4. Henry Jacques Le Même, Jacques Vibert, Paul Beucher, Paul Fréchet, Maurice Pré, René Sourzac, Denise Nolin, Jean Maurice Rothschild, Lucien Rollin, Maxime Old, Jean Denis Malclès, entre autres, débuteront chez Ruhlmann.
Une grande diversité de meubles sont mis au point par ces dessinateurs, portant souvent le nom de leur commanditaire. Table Lorcia, chiffonnier Cabanel… Ruhlmann, reprend sans cesse les dessins pour les rendre conformes à ses visions. La crise économique qui marque le début des années 1930, et l'influence de l'UAM (Union des artistes modernes) se ressentent sur son style, qui évolue à la fin de sa vie vers davantage de dépouillement, permettant ainsi des fabrications moins dispendieuses.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1925, puis est élevé au grade d'officier du même ordre en 19336.
Le succès de Ruhlmann est incontestablement du à son talent et son travail acharné. On peut s’étonner qu’un autodidacte soit arrivé aussi rapidement à un tel niveau de perfection. L’explication est l’égo de Jacques-Émile Ruhlmann qui l’a motivé à surpasser ce qui se faisait de mieux. Son exigence s’appliquait à lui-même comme à ses collaborateurs. Selon lui : « Quand un problème est bien posé et qu’un homme de génie s’y atèle, il est bien rare de ne produire un chef-d’œuvre. ».
Jacques-Émile Ruhlmann meurt le 15 novembre 1933 à Paris. Il avait dessiné son monument funéraire dont il avait confié l'exécution à ses deux amis, l'architecte Pierre Patout et le sculpteur Alfred Janniot. Selon sa volonté, sa firme ne lui survit pas. Le neveu de sa femme, Alfred Porteneuve, termine les chantiers en cours et achève l'exécution des meubles selon les dessins du maître. Ses collaborateurs créent en nom propre des agences de décoration qui deviendront célèbres et seront suivis par certains clients de Ruhlmann. Pour le 100ème anniversaire de ce dernier, ils créeront une association à la mémoire de son œuvre. |
|
|