| Artistes Jules Dalou - Expertise et Estimation gratuite de votre Sculpture |
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Jules Dalou - Expertise et Estimation gratuite de votre Sculpture
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Jules Dalou montre très jeune des dons pour le modelage et le dessin, ce qui lui vaut l’attention de Jean baptiste Carpeaux lequel le fait entrer en 1852 à la Petite École, future ecole nationale supèrieure des beaux arts où il suit les cours d'Horace Lecoq.
En 1854 il est admis à l'école des beaux arts où il étudie la peinture dans l'atelier d'Abel de Pugol et la sculpture dans l'atelier de Duret. Il commence à gagner sa vie en travaillant pour des ornemanistes. C'est chez l'un d'eux que débute son amitié avec Auguste Rodin. Paris est alors en pleine mutation, Dalou se forge une expérience en travaillant dans les grands chantiers de la capitale en se formant à l’architecture et à la décoration des immeubles sur les grandes avenues parisiennes : à ce titre il participe à la décoration de l'hôtel de La Païva. Il travaille également pour l'atelier d’orfèvrerie des frères Fannière.
Il se présente quatre fois au concours duPrix de Rome et est refusé à chaque fois. Il en conçoit de la rancœur envers les institutions artistiques officielles.
Il présente au Salon de 1869v un Daphnis et Chloé et au Salon de 1870 La Brodeuse. Ces deux pièces sont acquises par l'État.
Durant ces années obscures de formation, Dalou épouse Irma Vuillier, une femme de fort caractère qui le soutiendra toute sa vie. Le couple n’a qu’un enfant, Georgette, une fille née avec un handicap mental qui nécessite, jusqu’à sa mort pendant la Première Guerre mondiale, la présence à ses côtés d’un adulte responsable. C’est pour cela que Dalou lèguera son atelier à l' Orphelinat des arts ; ainsi les chercheurs disposent-ils actuellement de plus de 300 œuvres achetées par la ville de Paris à l’orphelinat en
Aux lendemains de la semaine sanglante de mai 1871, Dalou, sa femme et leur fille sont menacés en tant que Communards, contraints à l'exil et demandent le droit d'asile. Le 6 juillet de la même année, ils peuvent rejoindre l'Angleterre et sont accueillis par son ancien condisciple de la Petite École, le peintre et graveur Alphonse Legros.
À Londres les premières années sont difficiles mais grâce à l'aide bienveillante que lui apporte Legros, très introduit à la City, il réalise une série de statuettes en terre cuite inspirées par les paysannes boulonnaises ou par des sujets intimistes (Liseuse,Berceuse), et des portraits de l'aristocratie anglaise. À la fin de 1874 Dalou trouve un emploi de professeur de modelage à la National Art training. Son influence sera déterminante auprès des sculpteurs britanniques de la New Sculpture. Il reçoit commande d’une fontaine publique appelée Charity (1877) près du Royal Exchange à Londres, et d'un monument pour la reine Victoria dédié à ses petits-enfants situé dans la chapelle privée de Frogmore au château de Windsor.
Pendant cet exil, le gouvernement français choisit d'envoyer en 1876 le bronze de La Brodeuse dans sa sélection officielle de la France pour l'exposition internationale de Philadelphie. Mais malgré toutes les propositions qui lui sont faites par ses confrères anglais, il refuse d'exposer dans la section anglaise du Salon en France, ne voulant pas être abrité par un drapeau étranger dans son propre pays.
Le 1er mai 1874, le 3e Conseil de guerre de Paris le condamne aux travaux forcés à perpétuité par contumace pour ses fonctions d'officier dans la Commune et son poste d'administrateur adjoint du Louvre. Ayant refusé de demander grâce, ce n’est qu’en mai 1879, après avoir été amnistié sous la présidence Jules Grévy que Dalou et sa famille rentrent enfin d’exil.
Dalou retourne en France après avoir concouru pour une statue monumentale de la République destinée à la place de la république à Paris. L’envoi de Dalou ne correspondant pas aux critères requis, le jury choisit finalement le projet des frères Morice. Cependant son groupe Le triomphe de la république est commandé par la municipalité pour être érigé sur la place du Trône, renommée place de la nation en 1880. Dalou consacrera vingt ans à la réalisation de ce monument.
Les années 1881 et 1882 sont difficiles, pendant cette période il reprend une activité de sculpteur-décorateur pour l'ornemaniste Cruchet. Il collabore à plusieurs occasions avec le céramiste Ernest Chapelet mais le Salon de 1883 le révèle enfin au grand public français. Il y expose les plâtres de ses deux haut-reliefs : La Fraternité des Peuples(également connu sous le titre la République) et Mirabeau répondant à Dreux - Brézé, pour lequel on lui remet la médaille d'honneur. Aujourd'hui et le bronze du Mirabeau répondant à Dreux-Brézé, achevé en 1890, acquis par l'État, orne la salle Casimir-Perier du Palais Bourbon à Paris.
Fuyant le monde et vivant en famille, Dalou se livre à un labeur considérable. En hommage au peintre dont il admire l'œuvre, Il exécute le Monument à Eugène Delacroix au luxembour (1890). Il conçoit un projet de Monument à Victor Hugo au Panthéon (1886), un projet de Monument à la Justice pour le Palais Bourbon (1892), et un projet de Monument aux Orateursdestiné au Panthéon (1896-1898), tous les trois non réalisés.
On lui commande les gisants d'Auguste Blanqui (1885) et de Victor Noir (1890), le médaillon en bronze de Charles Amouroux (1885) visibles au cimetière du Père-Lachaise.
Il nous fait sentir toute son admiration pour la peinture de Rubens dans son groupe du Triomphe de Silène placé au jardin du Luxembour (1885). La ville de Paris lui commande la statue d'Antoine Lavoissier pour le grand amphithéâtre de la Sorbonne (1887), la fontaine de La Bacchanale du jardin des serres d'Auteil (1895-1898), la statue de La Chanson à l'Hôtel de ville qui reproduit les traits de la chanteuse Yvette Guilbert (1895).
Parmi les nombreux bustes qu'il produit après son retour en France, on peut citer ceux de Charcot (1884), Auguste Vacquerie (1885),Gustave Courbet (1890), Albert Liouville (1890), Mademoiselle Gilardi (1890), Jean Gigoux (1900), et Marie Laurent (inachevé, 1901).
Pour l'Exposition universelle de 1889, dite Exposition du Centenaire, on inaugure sur la place de la Nation le plâtre (teinté couleur bronze) du groupe allégorique Le triomphe de la République commandé par la ville de Paris en 1879. Bien que la version bronze du groupe ne fût inaugurée qu'en 1899, cette œuvre remporte le grand prix de sculpture de l'exposition.
Dalou quitte laSociété des artistes français en 1890 pour exposer désormais à la Soci"été nationale des beaux arts , dont il est membre fondateur avec Ernst Meissonier, Auguste Rodin et Puvis de chavanne.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1883, puis promu officier par le président Carnot en 1889, il est élevé au grade de commandeur du même ordre en 1899 par le président Loubet lors de l'inauguration de son monument du Triomphe de la République.
Il n'aura pas le temps de mener à bien son dernier grand projet, un Monument aux Travailleurs (ou Monument aux Ouvriers), dont l'idée lui vient en 1889 au lendemain de la première inauguration du Triomphe de la République. Le formalisme de la cérémonie et les défilés militaires avaient tenu le peuple à l'écart de cette manifestation officielle. Dalou en avait été déçu. Fidèle à son idéal républicain, il eut souhaité que cette inauguration soit l'occasion d'une grande fête populaire et démocratique (ce qu'elle fut lors de l'inauguration du bronze en 1899). Son idée est de rendre un hommage au monde des ouvriers, des artisans et des paysans en leur dédiant cette œuvre dont ils constituent le sujet central. À la fin de sa carrière il décrit ce projet en ces termes : « Je crois avoir enfin trouvé le monument aux Ouvriers que je cherche depuis 1889. La disposition générale tiendrait de l'insigne de Priape, Dieu des Jardins, emblème de la création, de la borne, berceau et tombe du pauvre, enfin du tuyau de l'usine, prison où se passe sa vie. Sobre, sans moulure ni ornement, je désire qu'il ait l'aspect grave et imposant, s'il se peut, que le sujet comporte. L'exécuterai-je ? Là est la question. Je suis bien âgé et de plus ma santé est bien débile ». Les nombreuses esquisses de ce monument trouvées dans son atelier après son décès sont maintenant conservées au Petit Palais. La statue du Grand paysan(vers 1897-1902, Paris, musée d'Orsay préfigure, à une échelle moindre, les personnages qu'il projetait de placer dans les seize niches entourant la colonne, le tout devant mesurer 32 mètres de haut. |
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Jules Dalou montre très jeune des dons pour le modelage et le dessin, ce qui lui vaut l’attention de Jean baptiste Carpeaux lequel le fait entrer en 1852 à la Petite École, future ecole nationale supèrieure des beaux arts où il suit les cours d'Horace Lecoq.
En 1854 il est admis à l'école des beaux arts où il étudie la peinture dans l'atelier d'Abel de Pugol et la sculpture dans l'atelier de Duret. Il commence à gagner sa vie en travaillant pour des ornemanistes. C'est chez l'un d'eux que débute son amitié avec Auguste Rodin. Paris est alors en pleine mutation, Dalou se forge une expérience en travaillant dans les grands chantiers de la capitale en se formant à l’architecture et à la décoration des immeubles sur les grandes avenues parisiennes : à ce titre il participe à la décoration de l'hôtel de La Païva. Il travaille également pour l'atelier d’orfèvrerie des frères Fannière.
Il se présente quatre fois au concours duPrix de Rome et est refusé à chaque fois. Il en conçoit de la rancœur envers les institutions artistiques officielles.
Il présente au Salon de 1869v un Daphnis et Chloé et au Salon de 1870 La Brodeuse. Ces deux pièces sont acquises par l'État.
Durant ces années obscures de formation, Dalou épouse Irma Vuillier, une femme de fort caractère qui le soutiendra toute sa vie. Le couple n’a qu’un enfant, Georgette, une fille née avec un handicap mental qui nécessite, jusqu’à sa mort pendant la Première Guerre mondiale, la présence à ses côtés d’un adulte responsable. C’est pour cela que Dalou lèguera son atelier à l' Orphelinat des arts ; ainsi les chercheurs disposent-ils actuellement de plus de 300 œuvres achetées par la ville de Paris à l’orphelinat en
Aux lendemains de la semaine sanglante de mai 1871, Dalou, sa femme et leur fille sont menacés en tant que Communards, contraints à l'exil et demandent le droit d'asile. Le 6 juillet de la même année, ils peuvent rejoindre l'Angleterre et sont accueillis par son ancien condisciple de la Petite École, le peintre et graveur Alphonse Legros.
À Londres les premières années sont difficiles mais grâce à l'aide bienveillante que lui apporte Legros, très introduit à la City, il réalise une série de statuettes en terre cuite inspirées par les paysannes boulonnaises ou par des sujets intimistes (Liseuse,Berceuse), et des portraits de l'aristocratie anglaise. À la fin de 1874 Dalou trouve un emploi de professeur de modelage à la National Art training. Son influence sera déterminante auprès des sculpteurs britanniques de la New Sculpture. Il reçoit commande d’une fontaine publique appelée Charity (1877) près du Royal Exchange à Londres, et d'un monument pour la reine Victoria dédié à ses petits-enfants situé dans la chapelle privée de Frogmore au château de Windsor.
Pendant cet exil, le gouvernement français choisit d'envoyer en 1876 le bronze de La Brodeuse dans sa sélection officielle de la France pour l'exposition internationale de Philadelphie. Mais malgré toutes les propositions qui lui sont faites par ses confrères anglais, il refuse d'exposer dans la section anglaise du Salon en France, ne voulant pas être abrité par un drapeau étranger dans son propre pays.
Le 1er mai 1874, le 3e Conseil de guerre de Paris le condamne aux travaux forcés à perpétuité par contumace pour ses fonctions d'officier dans la Commune et son poste d'administrateur adjoint du Louvre. Ayant refusé de demander grâce, ce n’est qu’en mai 1879, après avoir été amnistié sous la présidence Jules Grévy que Dalou et sa famille rentrent enfin d’exil.
Dalou retourne en France après avoir concouru pour une statue monumentale de la République destinée à la place de la république à Paris. L’envoi de Dalou ne correspondant pas aux critères requis, le jury choisit finalement le projet des frères Morice. Cependant son groupe Le triomphe de la république est commandé par la municipalité pour être érigé sur la place du Trône, renommée place de la nation en 1880. Dalou consacrera vingt ans à la réalisation de ce monument.
Les années 1881 et 1882 sont difficiles, pendant cette période il reprend une activité de sculpteur-décorateur pour l'ornemaniste Cruchet. Il collabore à plusieurs occasions avec le céramiste Ernest Chapelet mais le Salon de 1883 le révèle enfin au grand public français. Il y expose les plâtres de ses deux haut-reliefs : La Fraternité des Peuples(également connu sous le titre la République) et Mirabeau répondant à Dreux - Brézé, pour lequel on lui remet la médaille d'honneur. Aujourd'hui et le bronze du Mirabeau répondant à Dreux-Brézé, achevé en 1890, acquis par l'État, orne la salle Casimir-Perier du Palais Bourbon à Paris.
Fuyant le monde et vivant en famille, Dalou se livre à un labeur considérable. En hommage au peintre dont il admire l'œuvre, Il exécute le Monument à Eugène Delacroix au luxembour (1890). Il conçoit un projet de Monument à Victor Hugo au Panthéon (1886), un projet de Monument à la Justice pour le Palais Bourbon (1892), et un projet de Monument aux Orateursdestiné au Panthéon (1896-1898), tous les trois non réalisés.
On lui commande les gisants d'Auguste Blanqui (1885) et de Victor Noir (1890), le médaillon en bronze de Charles Amouroux (1885) visibles au cimetière du Père-Lachaise.
Il nous fait sentir toute son admiration pour la peinture de Rubens dans son groupe du Triomphe de Silène placé au jardin du Luxembour (1885). La ville de Paris lui commande la statue d'Antoine Lavoissier pour le grand amphithéâtre de la Sorbonne (1887), la fontaine de La Bacchanale du jardin des serres d'Auteil (1895-1898), la statue de La Chanson à l'Hôtel de ville qui reproduit les traits de la chanteuse Yvette Guilbert (1895).
Parmi les nombreux bustes qu'il produit après son retour en France, on peut citer ceux de Charcot (1884), Auguste Vacquerie (1885),Gustave Courbet (1890), Albert Liouville (1890), Mademoiselle Gilardi (1890), Jean Gigoux (1900), et Marie Laurent (inachevé, 1901).
Pour l'Exposition universelle de 1889, dite Exposition du Centenaire, on inaugure sur la place de la Nation le plâtre (teinté couleur bronze) du groupe allégorique Le triomphe de la République commandé par la ville de Paris en 1879. Bien que la version bronze du groupe ne fût inaugurée qu'en 1899, cette œuvre remporte le grand prix de sculpture de l'exposition.
Dalou quitte laSociété des artistes français en 1890 pour exposer désormais à la Soci"été nationale des beaux arts , dont il est membre fondateur avec Ernst Meissonier, Auguste Rodin et Puvis de chavanne.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1883, puis promu officier par le président Carnot en 1889, il est élevé au grade de commandeur du même ordre en 1899 par le président Loubet lors de l'inauguration de son monument du Triomphe de la République.
Il n'aura pas le temps de mener à bien son dernier grand projet, un Monument aux Travailleurs (ou Monument aux Ouvriers), dont l'idée lui vient en 1889 au lendemain de la première inauguration du Triomphe de la République. Le formalisme de la cérémonie et les défilés militaires avaient tenu le peuple à l'écart de cette manifestation officielle. Dalou en avait été déçu. Fidèle à son idéal républicain, il eut souhaité que cette inauguration soit l'occasion d'une grande fête populaire et démocratique (ce qu'elle fut lors de l'inauguration du bronze en 1899). Son idée est de rendre un hommage au monde des ouvriers, des artisans et des paysans en leur dédiant cette œuvre dont ils constituent le sujet central. À la fin de sa carrière il décrit ce projet en ces termes : « Je crois avoir enfin trouvé le monument aux Ouvriers que je cherche depuis 1889. La disposition générale tiendrait de l'insigne de Priape, Dieu des Jardins, emblème de la création, de la borne, berceau et tombe du pauvre, enfin du tuyau de l'usine, prison où se passe sa vie. Sobre, sans moulure ni ornement, je désire qu'il ait l'aspect grave et imposant, s'il se peut, que le sujet comporte. L'exécuterai-je ? Là est la question. Je suis bien âgé et de plus ma santé est bien débile ». Les nombreuses esquisses de ce monument trouvées dans son atelier après son décès sont maintenant conservées au Petit Palais. La statue du Grand paysan(vers 1897-1902, Paris, musée d'Orsay préfigure, à une échelle moindre, les personnages qu'il projetait de placer dans les seize niches entourant la colonne, le tout devant mesurer 32 mètres de haut. |
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