| Artistes L'estampe originale - Expertise et Estimation gratuite en ligne de vos gravures anciennes |
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L'estampe originale - Expertise et Estimation gratuite en ligne de vos gravures anciennes
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Les techniques photomécaniques d'impression commencent à se répandre aux alentours de 1875 ; dix ans plus tard la xylographie industrielle est morte et cède la place à des procédés comme l'héliogravure, mais relancent l'intérêt des collectionneurs pour la gravure manuelle, l'eau - forte, la lithographie : l'Estampe tente alors de renouer avec le marché de l'art après avoir culminé au XVIIIe siècle et dans le premier tiers du XIXe siècle.
D'autre part, la notion de « tirage original » commence à prendre du sens à l'heure où se multiplient les « gros tirages ». Avec le début de l'âge d'or de l'illustration, certains marchands et éditeurs cherchent à vendre aux amateurs l'idée d'un art multiple mais soigné, artisanal et plus accessible. En Grande Bretagne, ce type de réflexion prend place au sein du courant Arts & Crafts qui prône, lui, un retour à certaines traditions graphiques.
Enfin, il faut entendre dans le terme « original » l'idée d'une expression singulière, ouverte, différente et en définitive moderne.
Albums de l'Estampe originale (1888-1891) :
À l'origine du renouveau de la gravure sur bois en France, Auguste Lepère, associé à Tony Beltrand et au critique Roger marx, décident donc de proposer à la vente le 1er mai 1888 un album contenant 10 épreuves de 7 artistes différents. Intitulé Album de l'Estampe originale, il comprend un mélange de gravures sur bois, de pointes sèches et de lithographies tirées sur beau papier : cette offre mixte est une première.
Tous les membres de cette aventure éditoriale s'étaient réunis sous le label de la Société de l'estampe originale.
Chaque tirage était limité à 150 exemplaires numérotés et le suivi d'impression « garanti par l'artiste en personne ». Le prix de vente était de 100 francs. Ce premier numéro, si l'on en croit Beraldi, fut un échec.
Lepère et ses associés parvinrent à publier deux autres albums, respectivement en 1889 et en mai 1891, puis revendirent le titre à un certain André Marty. L'Estampe originale (1893-1895)
Directeur du Journal des artistes, Marty reprend le procédé de la Société de l'Estampe originale en proposant en mars 1893 un portfolio intitulé L'Estampe originale contenant également dix épreuves issues de trois techniques (cuivre, bois et pierre). Entre temps, les amateurs commence à s'emballer pour ce type de publication. La revue Blanche et Ambroise Vollard s'installent à Paris. L'Art nouveau est à son apogée.
Outre que les tirages sont désormais en couleurs et de bien meilleure qualité, le choix des artistes ne laisse planer aucun doute sur l'ambition de Marty : le premier numéro propose rien de moins que Toulouse - Lautrec, un artiste qui connaît alors un véritable engouement international. Par ailleurs, Marty lance un défi commercial, puisqu’il propose l'abonnement annuel à 150 francs seulement : c'est trois moins cher que ses prédécesseurs. Il s'ouvre résolument aux impressionnistes et à des artistes étrangers.
Il demande à Roger Marx d'être de nouveau préfacier : celui-ci ne peut que constater le succès de l'entreprise, qui n'accorde que peu de place à la gravure sur bois, privilégiant désormais la lithographie. Le neuvième et dernier numéro sort en mars 1895 : en tout, 95 épreuves furent proposées au public.
Quelques artistes édités par André Marty : Emile Bernard, Pierre Bonnard, Paul Gauguin, Eugène Grasset, Henri Gabriel Ibels, Camille Pissarro, Odilon Redon, Auguste renoir, Ker - Xavier Roussel, Armand seguin, Paul Signac, Henri de Toulouse Lautrec, Félix Vallotton, Théo Van Rysselberghe, Edouard Vuillard, etc ...
Albums hors série : - Le Café-Concert, lithographies de Ibels et de Toulouse-Lautrec ; texte de Georges Montorgueil. - Mazas de Jules Vallès, lithographies par Maximilien Luce. - En Zélande, Dieu fit la mer et nous les côtes par Alexandre Charpentier. - Les vendanges !, texte de Léon Bloy, lithographies d'Henri de Groux. - Yvette Guilbert par Gustave Geoffroy, 16 lithographies de Toulouse-Lautrec (1894, imprimeur Léon Frémont). |
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Les techniques photomécaniques d'impression commencent à se répandre aux alentours de 1875 ; dix ans plus tard la xylographie industrielle est morte et cède la place à des procédés comme l'héliogravure, mais relancent l'intérêt des collectionneurs pour la gravure manuelle, l'eau - forte, la lithographie : l'Estampe tente alors de renouer avec le marché de l'art après avoir culminé au XVIIIe siècle et dans le premier tiers du XIXe siècle.
D'autre part, la notion de « tirage original » commence à prendre du sens à l'heure où se multiplient les « gros tirages ». Avec le début de l'âge d'or de l'illustration, certains marchands et éditeurs cherchent à vendre aux amateurs l'idée d'un art multiple mais soigné, artisanal et plus accessible. En Grande Bretagne, ce type de réflexion prend place au sein du courant Arts & Crafts qui prône, lui, un retour à certaines traditions graphiques.
Enfin, il faut entendre dans le terme « original » l'idée d'une expression singulière, ouverte, différente et en définitive moderne.
Albums de l'Estampe originale (1888-1891) :
À l'origine du renouveau de la gravure sur bois en France, Auguste Lepère, associé à Tony Beltrand et au critique Roger marx, décident donc de proposer à la vente le 1er mai 1888 un album contenant 10 épreuves de 7 artistes différents. Intitulé Album de l'Estampe originale, il comprend un mélange de gravures sur bois, de pointes sèches et de lithographies tirées sur beau papier : cette offre mixte est une première.
Tous les membres de cette aventure éditoriale s'étaient réunis sous le label de la Société de l'estampe originale.
Chaque tirage était limité à 150 exemplaires numérotés et le suivi d'impression « garanti par l'artiste en personne ». Le prix de vente était de 100 francs. Ce premier numéro, si l'on en croit Beraldi, fut un échec.
Lepère et ses associés parvinrent à publier deux autres albums, respectivement en 1889 et en mai 1891, puis revendirent le titre à un certain André Marty. L'Estampe originale (1893-1895)
Directeur du Journal des artistes, Marty reprend le procédé de la Société de l'Estampe originale en proposant en mars 1893 un portfolio intitulé L'Estampe originale contenant également dix épreuves issues de trois techniques (cuivre, bois et pierre). Entre temps, les amateurs commence à s'emballer pour ce type de publication. La revue Blanche et Ambroise Vollard s'installent à Paris. L'Art nouveau est à son apogée.
Outre que les tirages sont désormais en couleurs et de bien meilleure qualité, le choix des artistes ne laisse planer aucun doute sur l'ambition de Marty : le premier numéro propose rien de moins que Toulouse - Lautrec, un artiste qui connaît alors un véritable engouement international. Par ailleurs, Marty lance un défi commercial, puisqu’il propose l'abonnement annuel à 150 francs seulement : c'est trois moins cher que ses prédécesseurs. Il s'ouvre résolument aux impressionnistes et à des artistes étrangers.
Il demande à Roger Marx d'être de nouveau préfacier : celui-ci ne peut que constater le succès de l'entreprise, qui n'accorde que peu de place à la gravure sur bois, privilégiant désormais la lithographie. Le neuvième et dernier numéro sort en mars 1895 : en tout, 95 épreuves furent proposées au public.
Quelques artistes édités par André Marty : Emile Bernard, Pierre Bonnard, Paul Gauguin, Eugène Grasset, Henri Gabriel Ibels, Camille Pissarro, Odilon Redon, Auguste renoir, Ker - Xavier Roussel, Armand seguin, Paul Signac, Henri de Toulouse Lautrec, Félix Vallotton, Théo Van Rysselberghe, Edouard Vuillard, etc ...
Albums hors série : - Le Café-Concert, lithographies de Ibels et de Toulouse-Lautrec ; texte de Georges Montorgueil. - Mazas de Jules Vallès, lithographies par Maximilien Luce. - En Zélande, Dieu fit la mer et nous les côtes par Alexandre Charpentier. - Les vendanges !, texte de Léon Bloy, lithographies d'Henri de Groux. - Yvette Guilbert par Gustave Geoffroy, 16 lithographies de Toulouse-Lautrec (1894, imprimeur Léon Frémont). |
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