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Raoul du Gardier - Expertise et Estimation gratuite de votre tableau
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• Vous possédez un tableau de Raoul du Gardier et cherchez à connaître la valeur des oeuvres de cet artiste ?
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BIOGRAPHIE
Raoul du Gardier est l'ainé d'une riche famille de cinq enfants apparentée au peintre et architecte Félix Thomas. À l'adolescence, sa famille déménage à Paris où il se fait soigner. Ces « soins » amèneront le corps médical à pratiquer une opération de castration destinée - selon les connaissances médicales de l'époque - à éradiquer sa tuberculose. En 1888, le bac obtenu, il décide de se consacrer à la peinture et rejoint les beaux-arts.
Élève de de Jules Elie delaunay, d'Albert Maigna et de Gustave Moreau, Raoul du Gardier expose au Salon des Artistes Français à partir de 1894, est distingué par une mention honorable en 1897 et en devient sociétaire à partir de 1900. Quelques-unes de ses œuvres intègrent alors la collection de Charles Hayem, un proche de Gustave Moreau. Il installe son atelier au 12 boulevard du montparnasse et accumule alors les distinctions en tant que peintre et graveur. En 1897, à l'occasion d'un voyage en Algérie où sa famille possède des vignobles, il se lie d'amitié avec le peintre belge Henri Evenopoel, lequel souffre comme lui d'une maladie pulmonaire l'obligeant à effectuer des séjours réguliers dans des pays chauds. Une médaille de bronze lui est décernée à l'Exposition universellede 1900 pour son tableau Les Femmes kabyles. Comme d'autres anciens élèves de Gustave Moreau, il participe au Salon d'automne créé en 1905 en tant que membre fondateur du Salon et y expose deux portraits. En 1911, il se rend en Turquie.
La fin de la guerre marque ses premiers succès commerciaux. Raoul du Gardier collabore à de nombreuses revues qui publient ses tableaux et ses aquarelles. En 1920 son frère, Pierre-Charles du Gardier est nommé Consul général de France à Suez puis à l'Île Maurice. De 1920 à 1930, Raoul du Gardier entame alors une série de voyages en Egypte et dans l'Océan Indien. Il fournit à cette époque à Peirre Mille des aquarelles pour illustrer ses articles relatifs à l'Égypte destinés à L'illustration.
La qualité de son travail lui permet d'être nommé Peintre de la marine le 24 avril 1923. Ce statut, ainsi que des moyens financiers le mettant à l'abri du besoin l'amènent à réaliser alors deux tours du monde qui seront autant de sources d'inspiration. En novembre 1929, il embarque à Marseille sur le croiseur Général Duquesne pour un périple de trois mois jusqu'à l'Ile Maurice. Il illustre avec le peintre et illustrateur Charles Fouqueray (1872-1958) Les Belles Croisières Françaises de Paul Chack en 1929 et participe en 1932 à la décoration du Normandie. En 1933, la Marine Nationale le sollicite afin de décorer le bâtiment Vauban du Cercle naval de Toulon. Charles Fouqueray fait également partie des artistes travaillant aux décors de ce bâtiment. En 1936, il devient Peintre de l'air.
Outre l'Égypte, il découvre également les colonies françaises, l'Algérie, le Maroc, Djibouti, le Liban, l'Île Maurice, la Réunion et les Comores notamment. Sa peinture orientaliste témoigne alors de l'expansion de la France dans le monde et lui assurent une importante notoriété et une grande prospérité. Il vit à Paris, au numéro 2 de la rue Rosa Bonheuret y mène une vie mondaine. L'été, il rejoint son frère Pierre-Charles qui possède une imposante demeure à Pornic, le long de la côte, la Villa Magdalena. Il y installe un atelier dans une dépendance face à la mer où il produit de nombreuses scènes marines évoquant la douceur de vivre de l'entre-deux-guerres (promenades en bateau dans labair de Bourgneuf, élégantes sur la plage, enfants jouant dans la mer, luxueux paquebots, scènes portuaires…). Certains artistes, tels le peintre orientaliste Fernand Lantoine (1876-1955), ou son ami Edgar Maxence y séjournent.
Le déclenchement de la 2 de guerre mondiale marque le déclin de sa santé. Il n'est désormais plus en mesure de se déplacer de manière autonome, ni de peindre ; sa gouvernante, victime d'un accident de la circulation à Paris, n'est plus en mesure de l'assister. Très diminué, sans revenus, il quitte son atelier de l'avenue de Tourville à Paris pour rejoindre Pornic, qu'il ne quittera désormais plus. À la Villa Magdalena, il héberge à partir de 1940 son ami Charles Fouqueryz qui a dû fuir Brest après avoir échappé aux allemands. Son frère, Pierre-Charles avec qui il entretenait une grande complicité, décède en 1950.
Devenu impotent, il est placé en 1952 dans un hospice où il meurt le 16 octobre 1952. Il est enterré, avec son frère, dans le cimetière de Sainte marie sur mer
Après la guerre, une vente des œuvres de Raoul du Gardier est organisée. À sa mort en 1952, faute de descendance et de galeriste pour le défendre, son œuvre tombe dans un relatif oubli, comme tant de petits maîtres. Pendant plus d'un demi siècle, aucune monographie, aucune exposition ne lui sont consacrées. La redécouverte des œuvres de Raoul du Gardier n'est due qu'au retour en grâce à la fin du xxe et au début du xxie siècle des peintres orientalistes et à l'émergence du concept de « peintres voyageurs ». On redécouvre en Raoul du Gardier le simple plaisir de peindre, la joie de la couleur, de la lumière, de sujets traités sans préciosité, de scènes prises sur le vif, sans chercher à paraître moderne mais avec un sens du cadrage photographique. Ses œuvres lumineuses et élégantes évoquent le bonheur de vivre de l'entre-deux-guerres. « Il a su rendre le reflet doux et tranquille d'une époque suspendue aux dernières lueurs d'une société en sursis »
Les toiles de Raoul du Gardier sont généralement signées indifféremment en bas à droite ou à gauche « R. du GARDIER ». Il s'agit, le plus souvent, de petits formats qu'on pouvait aisément glisser dans une malle de voyage.
Oeuvres dans les musées :
• Deux jeunes femmes sur le sable - Musée du Louvre • Le lavage du pont - Musée Cantini du vieux Marseille • Débarquement à Cotonou19, Musée du quai Branly • La mer (exposé au Salon des Artistes Français de 1896) • Automne & Egipan (exposés au Salon des Artistes Français de 1897) • Portrait de Mlle D. F… & Sapho (exposés au Salon des Artistes Français de 1898) • Sapho (exposé au Salon angevin de 1899) • Sermon sur le bord du lac (exposé au Salon des Artistes Français de 1899) • Bateau de pêche (exposé au Salon angevin de 1900) • Portrait de Miss Haygate (exposé au Salon des Artistes Française de 1901) • Femmes sur une plage (exposé au Salon des Artistes Français de 1902) • Portrait de jeune fille (exposé au Salon des Artistes Français de 1903) • Femme en blanc, sur la plage (exposé au Salon des Artistes Français de 1904) • Croisière (exposé au Salon des Artistes Français de 1905) • Sur la Tamise (exposé au Salon des Artistes Français de 1906) • Gondoles & Avenue du bois (exposés au Salon des Artistes Français de 1907) • Au bord de l'eau (exposé au Salon des Artistes Français de 1908) • La Passagère (exposé au Salon des Artistes Français de 1912 • Sur le sable (exposé au Salon des Artistes Français de 1912) • Au soleil (exposé au Salon des Artistes Français de 1913) • Les baigneuses (exposé au Salon de Gand de 1913) • La treille (exposé au Salon des Artistes Français de 1914) • Sous les voûtes de l'Amirauté, Alger (exposé au Salon des Artistes Français de 1919) • Les enfants et la mare (exposé au Salon des Artistes Français de 1920) • Vent arrière (exposé au Salon des Artistes Français de 1926) • Hélène, Villa Magdalena, Pornic, à l'heure du bain (1929) • La coquille aux Carolines (exposé au Salon des Artistes Français de 1935) • Calme Blanc exposè au Salon des Artistes Français 1938 • Pirogues à balancier à Mahilé, Comores • L'estacade de la Noëveillard, à Pornic • Dans l'ombre de la rue de Suez, au Caire
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Raoul du Gardier de Wikipédia en français |
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Raoul du Gardier est l'ainé d'une riche famille de cinq enfants apparentée au peintre et architecte Félix Thomas. À l'adolescence, sa famille déménage à Paris où il se fait soigner. Ces « soins » amèneront le corps médical à pratiquer une opération de castration destinée - selon les connaissances médicales de l'époque - à éradiquer sa tuberculose. En 1888, le bac obtenu, il décide de se consacrer à la peinture et rejoint les beaux-arts.
Élève de de Jules Elie delaunay, d'Albert Maigna et de Gustave Moreau, Raoul du Gardier expose au Salon des Artistes Français à partir de 1894, est distingué par une mention honorable en 1897 et en devient sociétaire à partir de 1900. Quelques-unes de ses œuvres intègrent alors la collection de Charles Hayem, un proche de Gustave Moreau. Il installe son atelier au 12 boulevard du montparnasse et accumule alors les distinctions en tant que peintre et graveur. En 1897, à l'occasion d'un voyage en Algérie où sa famille possède des vignobles, il se lie d'amitié avec le peintre belge Henri Evenopoel, lequel souffre comme lui d'une maladie pulmonaire l'obligeant à effectuer des séjours réguliers dans des pays chauds. Une médaille de bronze lui est décernée à l'Exposition universellede 1900 pour son tableau Les Femmes kabyles. Comme d'autres anciens élèves de Gustave Moreau, il participe au Salon d'automne créé en 1905 en tant que membre fondateur du Salon et y expose deux portraits. En 1911, il se rend en Turquie.
La fin de la guerre marque ses premiers succès commerciaux. Raoul du Gardier collabore à de nombreuses revues qui publient ses tableaux et ses aquarelles. En 1920 son frère, Pierre-Charles du Gardier est nommé Consul général de France à Suez puis à l'Île Maurice. De 1920 à 1930, Raoul du Gardier entame alors une série de voyages en Egypte et dans l'Océan Indien. Il fournit à cette époque à Peirre Mille des aquarelles pour illustrer ses articles relatifs à l'Égypte destinés à L'illustration.
La qualité de son travail lui permet d'être nommé Peintre de la marine le 24 avril 1923. Ce statut, ainsi que des moyens financiers le mettant à l'abri du besoin l'amènent à réaliser alors deux tours du monde qui seront autant de sources d'inspiration. En novembre 1929, il embarque à Marseille sur le croiseur Général Duquesne pour un périple de trois mois jusqu'à l'Ile Maurice. Il illustre avec le peintre et illustrateur Charles Fouqueray (1872-1958) Les Belles Croisières Françaises de Paul Chack en 1929 et participe en 1932 à la décoration du Normandie. En 1933, la Marine Nationale le sollicite afin de décorer le bâtiment Vauban du Cercle naval de Toulon. Charles Fouqueray fait également partie des artistes travaillant aux décors de ce bâtiment. En 1936, il devient Peintre de l'air.
Outre l'Égypte, il découvre également les colonies françaises, l'Algérie, le Maroc, Djibouti, le Liban, l'Île Maurice, la Réunion et les Comores notamment. Sa peinture orientaliste témoigne alors de l'expansion de la France dans le monde et lui assurent une importante notoriété et une grande prospérité. Il vit à Paris, au numéro 2 de la rue Rosa Bonheuret y mène une vie mondaine. L'été, il rejoint son frère Pierre-Charles qui possède une imposante demeure à Pornic, le long de la côte, la Villa Magdalena. Il y installe un atelier dans une dépendance face à la mer où il produit de nombreuses scènes marines évoquant la douceur de vivre de l'entre-deux-guerres (promenades en bateau dans labair de Bourgneuf, élégantes sur la plage, enfants jouant dans la mer, luxueux paquebots, scènes portuaires…). Certains artistes, tels le peintre orientaliste Fernand Lantoine (1876-1955), ou son ami Edgar Maxence y séjournent.
Le déclenchement de la 2 de guerre mondiale marque le déclin de sa santé. Il n'est désormais plus en mesure de se déplacer de manière autonome, ni de peindre ; sa gouvernante, victime d'un accident de la circulation à Paris, n'est plus en mesure de l'assister. Très diminué, sans revenus, il quitte son atelier de l'avenue de Tourville à Paris pour rejoindre Pornic, qu'il ne quittera désormais plus. À la Villa Magdalena, il héberge à partir de 1940 son ami Charles Fouqueryz qui a dû fuir Brest après avoir échappé aux allemands. Son frère, Pierre-Charles avec qui il entretenait une grande complicité, décède en 1950.
Devenu impotent, il est placé en 1952 dans un hospice où il meurt le 16 octobre 1952. Il est enterré, avec son frère, dans le cimetière de Sainte marie sur mer
Après la guerre, une vente des œuvres de Raoul du Gardier est organisée. À sa mort en 1952, faute de descendance et de galeriste pour le défendre, son œuvre tombe dans un relatif oubli, comme tant de petits maîtres. Pendant plus d'un demi siècle, aucune monographie, aucune exposition ne lui sont consacrées. La redécouverte des œuvres de Raoul du Gardier n'est due qu'au retour en grâce à la fin du xxe et au début du xxie siècle des peintres orientalistes et à l'émergence du concept de « peintres voyageurs ». On redécouvre en Raoul du Gardier le simple plaisir de peindre, la joie de la couleur, de la lumière, de sujets traités sans préciosité, de scènes prises sur le vif, sans chercher à paraître moderne mais avec un sens du cadrage photographique. Ses œuvres lumineuses et élégantes évoquent le bonheur de vivre de l'entre-deux-guerres. « Il a su rendre le reflet doux et tranquille d'une époque suspendue aux dernières lueurs d'une société en sursis »
Les toiles de Raoul du Gardier sont généralement signées indifféremment en bas à droite ou à gauche « R. du GARDIER ». Il s'agit, le plus souvent, de petits formats qu'on pouvait aisément glisser dans une malle de voyage.
Oeuvres dans les musées :
• Deux jeunes femmes sur le sable - Musée du Louvre • Le lavage du pont - Musée Cantini du vieux Marseille • Débarquement à Cotonou19, Musée du quai Branly • La mer (exposé au Salon des Artistes Français de 1896) • Automne & Egipan (exposés au Salon des Artistes Français de 1897) • Portrait de Mlle D. F… & Sapho (exposés au Salon des Artistes Français de 1898) • Sapho (exposé au Salon angevin de 1899) • Sermon sur le bord du lac (exposé au Salon des Artistes Français de 1899) • Bateau de pêche (exposé au Salon angevin de 1900) • Portrait de Miss Haygate (exposé au Salon des Artistes Française de 1901) • Femmes sur une plage (exposé au Salon des Artistes Français de 1902) • Portrait de jeune fille (exposé au Salon des Artistes Français de 1903) • Femme en blanc, sur la plage (exposé au Salon des Artistes Français de 1904) • Croisière (exposé au Salon des Artistes Français de 1905) • Sur la Tamise (exposé au Salon des Artistes Français de 1906) • Gondoles & Avenue du bois (exposés au Salon des Artistes Français de 1907) • Au bord de l'eau (exposé au Salon des Artistes Français de 1908) • La Passagère (exposé au Salon des Artistes Français de 1912 • Sur le sable (exposé au Salon des Artistes Français de 1912) • Au soleil (exposé au Salon des Artistes Français de 1913) • Les baigneuses (exposé au Salon de Gand de 1913) • La treille (exposé au Salon des Artistes Français de 1914) • Sous les voûtes de l'Amirauté, Alger (exposé au Salon des Artistes Français de 1919) • Les enfants et la mare (exposé au Salon des Artistes Français de 1920) • Vent arrière (exposé au Salon des Artistes Français de 1926) • Hélène, Villa Magdalena, Pornic, à l'heure du bain (1929) • La coquille aux Carolines (exposé au Salon des Artistes Français de 1935) • Calme Blanc exposè au Salon des Artistes Français 1938 • Pirogues à balancier à Mahilé, Comores • L'estacade de la Noëveillard, à Pornic • Dans l'ombre de la rue de Suez, au Caire
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